ERIC FOUASSIER AUTEUR

 

 

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L'intérêt des concours - Les conseils - Les revues de nouvelles


L'intérêt des concours

Si vous aimez les nouvelles au point de tenter d'en écrire quelques unes, vous aurez tôt ou tard envie de recueillir un avis objectif sur la valeur de vos textes. C'est à cela, notamment, que servent les concours qui sont très nombreux en région parisienne comme en province ou à l'étranger (notamment en Belgique ou au Québec).

Si vous souhaitez non seulement participer mais aussi remporter un prix, vous trouverez dans cette page des conseils afin de vous permettre d'atteindre votre cible. Attention, il ne s'agit pas de recettes infaillibles ! Le plus important reste, bien entendu, d'écrire des nouvelles de qualité. Pour cela, efforcez-vous de rester sincère à la fois dans la forme et sur le fond. Ne cherchez pas à imiter, ne cédez pas aux effets de mode, évitez les sujets bateaux ou raccoleurs.

Enfin, pour vous guider dans le maquis des concours, je vous recommande,  la consultation régulière du site www.bonnesnouvelles.net/lesconcoursdenouvelles.htm , ainsi que la lecture du Guide bisannuel de l'Encrier renversé : une référence en la matière, même si le rythme de parution a tendance à rendre certains renseignements obsolètes.

 

 

Douze conseils à de futurs lauréats

I/ Privilégier l'écriture de courtes nouvelles. Pas plus de 5 à 10 pages (1500 signes par page). C'est en effet le format standard exigé dans la plupart des concours. Vous aurez beaucoup plus de mal à placer des textes plus longs.

II/ Soigner la présentation et surtout l'orthographe de vos tapuscrits. Les jurys des concours renferment une proportion incroyable d'enseignants qui traquent la moindre de vos fautes et en font souvent (trop souvent ?) un critère rédhibitoire de sélection.

III/ Quand vous participez à un concours à thème imposé, mieux vaut traiter franchement celui-ci que de tenter de finasser et de trouver un angle d'attaque original (certains vont hurler, mais je persiste et signe !). Je m'explique. La plupart du temps, ceux qui vont vous juger ont une idée assez précise des textes qu'ils attendent et un traitement trop singulier risque de les désorienter. Exemple personnel : j'ai participé à un concours dont le thème était "les êtres fantastiques à travers les âges". J'avais décidé de prendre le thème au pied de la lettre et avais envoyé un texte qui racontait la journée d'un homme rencontrant son double aux différents âges de sa vie : un bébé, un enfant, un jeune-homme, un vieillard. Ce texte a été recalé non pas du fait de ses éventuels défauts intrinsèques, mais parce que les membres du jury l'ont estimé hors sujet. A l'évidence, pour eux, "à travers les âges" ne pouvait signifier qu'à travers le temps, à travers les époques. J'ajouterai, en outre, que, si le concours débouche sur une publication collective, un texte trop décalé risque d'être écarté car il pourrait nuire à la cohérence de l'ensemble.

IV/ Toujours en ce qui concerne les thèmes imposés, éviter de proposer des textes déjà écrits et bricolés tant bien que mal pour coller à la contrainte du concours. Evidemment, ça peut marcher, mais le plus souvent cela sent trop l'artifice. En outre, se plier aux exigences du règlement est la meilleure façon de s'améliorer, de sortir de ses habitudes d'écriture.

V/ Dans la mesure du possible, avant de participer à un concours, essayer de lire les textes primés les années précédentes (disponibles parfois en revue, sous forme de recueil ou sur Internet). Cela vous éclairera sur les goûts du jury et l'esprit du concours.

VI/ Varier vos sujets et ne pas toujours appliquer la même recette, même si elle vous a déjà valu quelques succès. Sur le court terme, cela peut passer. Mais, à la longue, le monde de la nouvelle étant quand même assez petit, vous finirez par vous décrédibiliser. On a vu ainsi une jeune femme, plusieurs fois récompensée, abuser des références à l'holocauste afin d'émouvoir à bon compte et s'attirer les faveurs des jurys.

VII/ Privilégier les concours qui débouchent sur une vraie publication (dans une revue ayant pignon sur rue ou dans un recueil collectif publié chez un éditeur reconnu). Vous ferez ainsi d'une pierre deux coups et élargirez votre lectorat.

VIII/ Ecarter les concours pour lesquels les droits de participation sont excessifs (une somme de dix euros me paraît être un maximum). Vous éviterez ainsi de tomber dans de véritables arnaques : les concours bidons avec récompenses en chocolat, diplomes et médailles, où les mêmes acolytes s'autocongratulent d'année en année.

IX/ Participer à plusieurs concours à la fois, mais avec des nouvelles différentes (sauf si on ne réclame pas de texte inédit, ce qui est quand même rare). Vous augmentez ainsi vos chances de succès, tout en aiguisant votre plume et en évitant une trop grosse déconvenue en cas d'échec. C'est bon pour le moral d'avoir toujours un fer au feu !

X/ Participer, autant que possible, aux remises des prix quand vous avez le bonheur d'être distingué. Cela récompense les organisateurs de leurs efforts et constitue un excellent moyen de nouer d'enrichissants contacts.

XI/ Garder en tête la relativité de ce genre de compétition. Ce n'est pas parce que vous avez été écarté du palmarès que, nécessairement, votre texte  ne vaut rien. A l'inverse, ce n'est pas parce que vous avez gagné que votre nouvelle était forcèment la meilleure. Elle a simplement su toucher quelques personnes au bon moment et ce n'est déjà pas si mal.

XII/ Que faites-vous encore devant cet écran d'ordinateur ? A votre ouvrage ! Tous mes voeux vous accompagnent !

 

 

Les revues de nouvelles

Dans la mesure où vos finances vous le permettent, n'hésitez pas à vous abonner à une ou plusieurs revues consacrées à la nouvelle. Elles constituent un soutien indispensable à la création, puisqu'elles représentent l'un des rares espaces éditoriaux accessibles aux écrivains inconnus et débutants. En outre, elles vous permettront de découvrir les multiples tendances de la nouvelle contemporaine : un "plus" indéniable pour qui prétend remporter des concours !

Voici les coordonnées de trois revues de qualité, mais il en existe bien d'autres ( découvrez-les à travers le guide Arlit de Roger Gaillard publié aux éditions du Calcre):

- Harfang. Une revue menée avec enthousiasme par Joël Glaziou (il lit tout ce qui se fait en matière de nouvelles et sait fédérer les énergies; un grand monsieur !). Harfang fait preuve d'un bel éclectisme, tout en privilégiant les textes très littéraires et les styles travaillés. Une vraie exigence de qualité !

Harfang, 13bis avenue Vauban, 49000 Angers

 

- L'Encrier renversé. Une revue qui semble aujourd'hui se recentrer surtout sur ses deux numéros spéciaux : le guide des concours (indispensable !) et le recueil des lauréats du prestigieux concours de Castres.

L'Encrier renversé, 25 chemin de l'Arnac, 81100 Castres

 

- Brèves. Une revue de belle facture au format de poche qui est très ouverte à la littérature étrangère et publie une importante proportion de traductions. Les critiques des recueils de nouvelles récemment sortis sont souvent pertinentes et particulièrement soignées.Un seul regret : les responsables de la revue semblent allergiques aux concours de nouvelles et considèrent que les éditeurs ont toujours meilleur goût que les jurys populaires (ce qui n'est pourtant pas toujours le cas !)

Brèves, 11300 Villelongue d'Aude

 

 


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