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I/ Privilégier l'écriture
de courtes nouvelles. Pas plus de 5 à 10 pages (1500
signes par page). C'est en effet le format standard
exigé dans la plupart des concours. Vous aurez beaucoup
plus de mal à placer des textes plus longs.
II/ Soigner la présentation
et surtout l'orthographe de vos tapuscrits. Les
jurys des concours renferment une proportion incroyable
d'enseignants qui traquent la moindre de vos fautes
et en font souvent (trop souvent ?) un critère rédhibitoire
de sélection.
III/ Quand vous participez
à un concours à thème imposé, mieux vaut traiter
franchement celui-ci que de tenter de finasser et
de trouver un angle d'attaque original (certains
vont hurler, mais je persiste et signe !). Je m'explique.
La plupart du temps, ceux qui vont vous juger ont
une idée assez précise des textes qu'ils attendent
et un traitement trop singulier risque de les désorienter.
Exemple personnel : j'ai participé à un concours dont
le thème était "les êtres fantastiques à travers
les âges". J'avais décidé de prendre le thème
au pied de la lettre et avais envoyé un texte qui
racontait la journée d'un homme rencontrant son
double aux différents âges de sa vie : un bébé,
un enfant, un jeune-homme, un vieillard. Ce texte
a été recalé non pas du fait de ses éventuels défauts
intrinsèques, mais parce que les membres du jury
l'ont estimé hors sujet. A l'évidence, pour eux,
"à travers les âges" ne pouvait signifier
qu'à travers le temps, à travers les époques. J'ajouterai,
en outre, que, si le concours débouche sur une publication
collective, un texte trop décalé risque d'être écarté
car il pourrait nuire à la cohérence de l'ensemble.
IV/ Toujours en ce qui concerne
les thèmes imposés, éviter de proposer des textes
déjà écrits et bricolés tant bien que mal pour coller
à la contrainte du concours. Evidemment, ça peut
marcher, mais le plus souvent cela sent trop l'artifice.
En outre, se plier aux exigences du règlement est
la meilleure façon de s'améliorer, de sortir de
ses habitudes d'écriture.
V/ Dans la mesure du possible,
avant de participer à un concours, essayer de lire
les textes primés les années précédentes (disponibles
parfois en revue, sous forme de recueil ou sur Internet).
Cela vous éclairera sur les goûts du jury et l'esprit
du concours.
VI/ Varier vos sujets et
ne pas toujours appliquer la même recette, même
si elle vous a déjà valu quelques succès. Sur le
court terme, cela peut passer. Mais, à la longue,
le monde de la nouvelle étant quand même assez petit,
vous finirez par vous décrédibiliser. On a vu ainsi
une jeune femme, plusieurs fois récompensée, abuser
des références à l'holocauste afin d'émouvoir à
bon compte et s'attirer les faveurs
des jurys.
VII/ Privilégier les concours
qui débouchent sur une vraie publication (dans une
revue ayant pignon sur rue ou dans un recueil collectif
publié chez un éditeur reconnu). Vous ferez ainsi
d'une pierre deux coups et élargirez votre lectorat.
VIII/ Ecarter les concours
pour lesquels les droits de participation sont
excessifs (une somme de dix euros me paraît être
un maximum). Vous éviterez ainsi de tomber dans
de véritables arnaques : les concours bidons avec
récompenses en chocolat, diplomes et médailles,
où les mêmes acolytes s'autocongratulent d'année
en année.
IX/ Participer à plusieurs
concours à la fois, mais avec des nouvelles différentes
(sauf si on ne réclame pas de texte inédit, ce qui
est quand même rare). Vous augmentez ainsi vos chances
de succès, tout en aiguisant votre plume et en évitant
une trop grosse déconvenue en cas d'échec. C'est
bon pour le moral d'avoir toujours un fer au feu
!
X/ Participer, autant que
possible, aux remises des prix quand vous avez le
bonheur d'être distingué. Cela récompense les organisateurs
de leurs efforts et constitue un excellent moyen
de nouer d'enrichissants contacts.
XI/ Garder en tête la relativité
de ce genre de compétition. Ce n'est pas parce que
vous avez été écarté du palmarès que, nécessairement,
votre texte ne vaut rien. A l'inverse, ce
n'est pas parce que vous avez gagné que votre nouvelle était
forcèment la meilleure. Elle a simplement su toucher
quelques personnes au bon moment et ce n'est déjà
pas si mal.
XII/ Que faites-vous encore
devant cet écran d'ordinateur ? A votre ouvrage
! Tous mes voeux vous accompagnent !
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